Dans notre prière, nous nous souvenons de M. Arsène Volkringer, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 13 mars 2003 à Colmar, dans la 96e année de son âge et la 78e de sa profession religieuse.

 

Né le 14 décembre 1907 à Thal–Marmoutiers, Arsène Volkringer y fut baptisé le 22 du même mois et passa toute son enfance, y compris la guerre 1914–18, près de ses parents. Nous le trouvons ensuite à Saint Hippolyte où il fit son postulat qu’il poursuivit à Antony. C’est à Saint Rémy-Signeult qu’il accomplit son noviciat puis à Antony son scolasticat.

 

Dès 1928 il est instituteur à Tourcoing mais il commence à ressentir divers ennuis de santé qui ne le quitteront plus. Nous le retrouvons à Rêves, en Belgique, comme surveillant, puis à Montauban comme professeur, à Antony comme frère – Maître après la guerre puis à la Tour de Scay ; il redevient surveillant sans doute à cause de sa santé, à Clisson, Art sur Meurthe, Réquista. Enfin il s’établit pour un long temps au Séminaire Marianiste de Fribourg en Suisse où il assume les fonctions de portier jusqu’en 1989. C’est là qu’il donne toute la mesure de son dévouement et qu’il se fait d’innombrables amis parmi les séminaristes venus de tous les pays, et d’autres personnes, en particulier des Religieuses.

 

C’est dans ce lieu cher à son cœur qu’il recevait les visiteurs et les résidents, qu’il écoutait leurs problèmes et leurs soucis, offrait à chacun sa cordialité et son sourire et qu’il attirait l’estime et la reconnaissance de tous ceux qui l’ont connu. « Seul, lui écrira le Bon Père Hakenewerth, seul le Seigneur et la Vierge Marie savent combien de personnes vous avez influencées au cours de ces années durant lesquelles vous avez œuvré de tant de façons différentes, au sein de la Société mais également au-dehors, mais nous sommes sûrs que ces longues années de service ont été un don spécial de Dieu pour vous et le résultat de votre propre collaboration avec Sa Grâce ». Les séminaristes de ce temps-là disent que Monsieur Arsène était non seulement un bon portier, mais aussi un excellent conseiller.

 

Un autre témoignage, émanant d’une sœur : « Merci mon Dieu pour avoir vécu de longues années près de Monsieur Arsène. J’ai beaucoup appris auprès de lui en voyant sa simplicité, sa sagesse, son bon caractère, son esprit de service et de cordialité pour tous ».

 

Et à ces témoignages parmi beaucoup d’autres, Monsieur Arsène pouvait écrire, en remerciement aux voeux que lui adressait le Bon Père, ces lignes : « Et quelle dette de reconnaissance je dois à la Société de Marie de m’avoir accepté dans son sein, quand mon oncle marianiste alors professeur à Sion, m’a proposé de le rejoindre dans sa famille religieuse. Par ma vocation j’ai trouvé mon bonheur en offrant mes services à l’Eglise dans la Société de Marie… Que le Seigneur soit remercié de ces voies imprévues qu’il a choisies pour moi ».

 

Nous n’avons rien dit de sa famille, mais ses liens avec chacun, petits et grands, étaient très forts et plein de tendresse, partageant les joies et les peines de tous et les portant tous dans sa prière.

 

Il a fini ses jours à Saint Hippolyte, toujours souriant, enthousiaste, c’est-à-dire plein de Dieu, admirant jusqu’au bout la belle nature, les oiseaux, les nuages, les arbres tel un vénérable vieillard ayant gardé une âme d’enfant. Qu’il repose dans la paix de son Seigneur.

 

Arsène Volkringer