30Dans notre prière, nous nous souvenons de Franz Karl Bommer, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 24 juin 2007 à la Clinique Ste-Claire à Sierre, dans la 86e année de son âge et la 67e de sa profession religieuse.

Franz Karl Bommer est né à Oberbüren (canton de St-Gall) le lendemain de la fête de l’Immaculée Conception de Marie 1921. Il est le deuxième de neuf enfants d’Oskar Johann et de Maria Luisa, née Mattlé. A l’âge de 12 ans et demi, il  entre au postulat de Martigny. Cinq ans plus tard il va au noviciat à St-Remy-Signeulx (Belgique). C’est un an tumultueux où il doit quitter la Belgique pour se rendre à St-Thégonec (Bretagne) pour terminer sa préparation à la vie religieuse. De ce voyage, il écrira une petite brochure «Jeunesse marianiste sous les bombes». Le 12 septembre 1940, il fait alliance avec Marie par la profession des conseils évangéliques. Le 4 août 1945 il s’engage pour toujours dans la Société de Marie.

Après quatre ans de scolasticat à la Villa St-Jean de Fribourg, François est envoyé au Collège Ste-Marie à Martigny pour enseigner à l’école de commerce. De 1948 à 1954, au Séminaire Regina Mundi de Fribourg, il se prépare à son activité sacerdotale. Le 12 juillet 1953, il est ordonné prêtre par Mgr Louis Haller, abbé des chanoines de St-Maurice. En automne 1954, le père Franz Bommer commence son activité d’enseignant à l’école secondaire de Zurich, au postulat de Fribourg, à l’école primaire d’Altdorf (canton d’Uri) et au Collège Ste-Marie à Martigny. En 1994, les Marianistes quittent Martigny. Notre vaillant François se rend à Sion où il passe les dernières années de sa vie.

Dans ses confessions, le père François aimait souvent rappeler les cinq titres de tout chrétien: vous êtes fils du Père du ciel, frère du Christ, fils de la Vierge Marie, membre de la Sainte Eglise et futur citoyen du CIEL. Souffrant dans son corps et son âme, le père Bommer savait trouver les paroles pour encourager ceux et celles qui venaient se confier à lui dans le sacrement de réconciliation. Elles allaient droit au cœur.

L’hommage rendu par l’un des médecins soignant l’abbé Bommer dévoile un peu le «calvaire» vécu durant de longues années par le père François: Ce qui m’a le plus frappé chez François Bommer, c’est son incroyable humilité. Dans les pires moments, il gardait le sourire et plusieurs fois après les chutes, les revers, les moqueries, il a représenté pour moi le modèle du Serviteur souffrant d’Isaïe, et du Christ bien sûr… «Seigneur arrache-moi à moi-même» la prière de Nicolas de Flue, il l’a vécue dans sa chair. Merci François!

Un an et demi durant notre frère a passé dans la Maison St-François proche de la communauté Chaminade de Sion. Le lendemain de la visite de son frère et de sa belle sœur, le père François, en la Fête-Dieu le 7 juin 2007, est victime d’un infarctus. Il est transporté à l’hôpital de Sion, puis à la Clinique Ste-Claire à Sierre. Dimanche 24 juin, fête de la saint Jean-Baptiste, en présence de sa sœur Agnes, le père François Bommer retourne dans la Maison du Père et devient citoyen du CIEL.