Nous nous souvenons dans nos prières du père Juan Maía Artadi, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 27 janvier 2010 à Fribourg, dans la 83e année de son âge et la 65e de sa profession religieuse.

En 1971, le père Artadi est à Fribourg, membre de l’équipe qui dirige le séminaire. Il assumera ces fonctions jusqu’à ce que le Séminaire soit transféré à Rome. A partir de 1977, il enseigne la Théologie Morale à la Faculté et, de 1990 à 1997, il continue à assurer des cours comme Professeur associé. A compter de 1995, il devient membre de la communauté marianiste de Fribourg, où il s’est toujours senti bien accueilli et vraiment chez lui. Les dernières années il ne pouvait plus beaucoup se déplacer à cause de nombreux problèmes circulatoires aux pieds. Il se consacra à l’étude, dans une « solitude solidaire », comme il disait, attentif à ce qui se passait dans l’Eglise, dans la Société de Marie, dans la Province de Saragosse et la Région de Suisse.

Le père Juan María Artadi fut un intellectuel. Il s’est beaucoup consacré à la Théologie morale. Toujours en éveil, il avait un sens critique développé et un esprit ouvert. Ce fut un bon enseignant, très apprécié par ses élèves et par l’Université. Au cours de ses premières années comme membre de l’équipe de direction du Séminaire, il se consacra en même temps aux migrants espagnols, particulièrement nombreux en Suisse à cette époque, et aux aumôniers qui étaient envoyés d’Espagne pour s’occuper d’eux. Il reçut une décoration pour son travail, en Espagne, mais il gagna surtout la reconnaissance et l’affection de très nombreux immigrés, personnes qu’il aura aidées jusqu’à la fin de sa vie.

Homme de grand cœur, il fut aussi un bon conseiller, un homme cordial et attentif à de nombreux religieux et prêtres dans des moments de crise. Il savait très bien s’accorder avec les personnes simples, qui n’avaient pas fait de grandes études, et il s’entendait toujours très bien avec elles.