Nous nous souvenons d’Eughène Cuenat décédé au service de la très Sainte Vierge mercredi 14 novembre 2012 à la Maison Saint-François à Sion. Il était dans la 97e année de son âge et la 79e de sa profession religieuse.

«J’ai un cœur qui me permet de vivre jusqu’à cent ans», aimait à rappeler notre doyen, Eugène Cuenat. C’est un refroidissement qui a eu raison de sa santé. Après une courte maladie, Eugène est retourné dans la maison du Père à l’âge de 96 ans mercredi 14 novembre 2012.

Tout au long de ses 96 ans, Eugène est resté attaché à son Jura natal. Fils de Jules, agriculteur, et de Maria Le-schenne, sage-femme, il voit le jour vendredi 16 juin 1916 à Coeuve. Il est entouré de trois sœurs et de trois frères. Très jeune, il est appelé à collaborer aux travaux de la famille.

Après l’école primaire, âgé de onze ans, le jeune Eugène entre au postulat de Martigny et se rend à Rêves. En 1933, il va au noviciat à Saint-Remy-Signeulx (Belgique). Un an plus tard, le 12 septembre, il s’engage dans la Société de Marie et voue toute sa vie à la Vierge Marie. Il termine ses études secondaires à la Villa Saint-Jean à Fribourg par le baccalauréat français. Le 26 juillet 1941, il fait alliance pour toujours avec Marie.

Frère Eugène passe la plupart des 78 ans de sa vie religieuse en communauté de Sion. De 1939 à 1941, il est au collège Sainte-Marie à Martigny. Engagé à Sion, le doyen des marianistes de Suisse vit bien des changements dans l’enseignement: la création de l’école industrielle et secondaire notamment. En 1957, il est appelé comme professeur à l’école normale des instituteurs. Il sert aussi les religieux de Suisse comme économe de la maison sédunoise et de la Province.

Eugène a été avant tout heureux de travailler dans notre chalet de vacances de Planchouet. Avec frère Victor Joris d’abord, puis seul, il s’occupe du chalet et des alentours. Il aime héberger des amis, des groupes de vacances, des jeunes ou des personnes âgées.

Les dernières années de sa vie, Monsieur Cuenat, à l’instar de bien des personnes, a de la peine à lâcher prise: abandonner la direction de Planchouet, remettre son permis de conduire, renoncer à chanter dans le chœur d’Aproz, ne plus pouvoir rester seul dans son chalet chéri, voir ses forces diminuer, ne plus rendre de multiples services à Haute-Nendaz et à Sion, ne plus pouvoir faire de longues promenades. Constamment, il lutte pour se maintenir en forme.

Merci, frère Eugène, pour tant de services rendus à la communauté! Merci pour ta vie exemplaire de religieux, toi qui as dû intégrer la croix et les difficultés dans ta vie! Que le Dieu de miséricorde et Marie, notre Mère, t’accueillent à bras ouverts et te donnent le repos éternel.