Chaminade entre en contact épistolaire avec une jeune, fondatrice d’un réseau de filles. Elles formeront une milice de Notre-Dame.

 

Entré en relation épistolaire avec Mademoiselle Adèle de Batz de Trenquelléon, Guillaume-Jospeh Chaminade élargit l’horizon de ses rêves au-delà du diocèse de Bordeaux. Adèle, de son côté, avait déjà bien travaillé: elle avait fondé et dirigeait tout un réseau de jeunes filles et de femmes chrétiennes dont l’idéal et les pratiques ressemblaient fort à ceux de la Congrégation de la Madeleine.

 

La plus grande différence entre la congrégation du P. Chaminade et l’association d’Adèle résidait peut-être dans le fait que la première était centrée sur la ville et pouvait organiser d’assez fréquentes réunions générales, tandis que l’autre formait plutôt un mouvement rural dont les membres étaient dispersés, habitant loin les uns des autres; ils se réunissaient donc plus souvent par petits groupes tandis que les réunions générales étaient plus rares. Dans les débuts les deux mouvements se distinguaient également par des différences d’accents dans la vie spirituelle mais peu à peu Adèle adopta l’ensemble du rêve chaminadien: former une milice de Notre-Dame, participant à la mission de Marie.