En guise d’introduction, je proposerais trois réflexions:

L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins (E.N. 41, reprenant une allocution aux membres du Conseil des Laïcs en 1974).

Les laïcs sont en droit de voir vivre la spiritualité marianiste dans les personnes et les communautés qu’ils côtoient: la valeur du témoignage de vie est souvent reprise par Paul VI dans son Exhortation. Et Jean Paul II abonde dans le même sens lorsqu’il parle de la vie religieuse. En même temps qu’une requête de notre temps, le témoignage de vie est un moyen pédagogique dont nous connaissons l’impact auprès des jeunes.

 

Le charisme des Fondateurs est un héritage commun à toute la Famille marianiste: laïcs, sœurs et frères. Une évolution me semblerait souhaitable: nous ne sommes pas tout à fait dans la situation d’autres GVE (Groupes de vie évangélique) où un Institut propose son charisme à des laïcs intéressés. De par l’histoire de nos fondations, nous nous trouvons ensemble porteurs d’un don fait à l’Eglise en la personne de nos Fondateurs. Nous percevons que nous avons là une richesse, une force (que nous retrouvons dans un certain nombre de communautés nouvelles). Dans cette optique, il est logique que laïcs, religieuses et religieux portent ensemble le charisme et le proposent ensemble à l’Eglise: il s’agit d’un don reçu pour le bien de tous. Ensemble, nous pouvons devenir mémoire évangélique pour l’Eglise et le monde.

 

Parler de spiritualité ne se réduit pas à des méthodes de direction et d’oraison, à la vie intérieure… Elle englobe toute la vie du baptisé, ce qu’ont fort bien développé nos Fondateurs. Il nous faut affirmer cela bien haut, car la vie spirituelle reste, pour trop de chrétiens, un à-côté de la vie.

Enfin, nous n’avons pas à répéter de façon scolaire l’enseignement des Fondateurs: Vatican II est passé par là, notre monde est différent, les hommes ont changé… Par contre l’Esprit qui a inspiré nos Fondateurs est le même aujourd’hui et c’est Lui qui nous inspire ce charisme pour refonder la spiritualité marianiste aujourd’hui (cf. ce que dit Paul VI aux religieux dans E.T.)

 

 

  1. Quelle spiritualité?

 

Nos Fondateurs n’ont pas proposé aux laïcs de leur temps une spiritualité particulière, comme celle du Sacré Cœur de Jésus ou de Marie, de la Providence, de la Miséricorde, etc., mais bien la spiritualité chrétienne, baptismale, avec, il est vrai, des accents particuliers. Aujourd’hui, nous avons à les suivre dans cette voie: nous n’avons pas à proposer, par exemple, une dévotion mariale pour elle-même, mais dans la vocation baptismale.

 

 

1.1 Une spiritualité motivée par la mission

Ce qui constitue l’élément essentiel de l’appartenance à cette Famille est l’engagement de vivre la spiritualité missionnaire marianiste… Double objectif… comme disciple de Jésus, prendre part à la mission de l’Eglise…

La Famille marianiste est un réseau de communautés et d’individus qui s’engagent à vivre la spiritualité apostolique marianiste (Texte du chapitre général d’Arricia, § 7). Et plus loin d’ajouter: dans les caractéristiques des groupes laïcs: Ces groupes sont toujours apostoliques (Arricia § 8.3).

 

Cette mission, quelle est-elle?

1.11 Multiplier les chrétiens, c’est-à-dire former des personnes et des communautés qui vivent leur foi et la traduisent en actes en réponse aux besoins des temps (RV 63).

Notre objectif premier est l’éducation de la foi. Nous avons tout particulièrement le souci de susciter et de former des apôtres et de faire surgir des communautés de laïcs engagés (RV 71).

La mission des laïcs et la nôtre est bien de raviver la foi, tant dans le cœur des chrétiens convaincus que dans le cœur des indifférents, de former la foi, d’annoncer la foi.

A l’heure de la nouvelle évangélisation, nous sommes amenés à préciser, avec les laïcs, ce que signifie évangéliser dans une Eglise-mission (cf. CFL, – Christifideles laici – chapitre III).

Refaire le tissu chrétien des communautés (cf. CFL, 34).

 

1.12 Notre mission trouve son inspiration et son modèle en Marie, Mère de l’Eglise, qui a participé de toute son âme à l’œuvre de son Fils et continue à être active dans l’histoire du salut. C’est en son nom et en union avec elle, que nous rendons témoignage à la Parole de Dieu, prolongeant dans notre activité apostolique sa foi sans défaillance, sa docilité à l’Esprit, sa disponibilité et sa délicatesse à tous les besoins (RV 65).

 

Mission du Christ, mission de Marie, mission de l’Eglise, notre mission, nous avons à en montrer les points d’articulation. Ce qui est essentiel, c’est que les membres de nos Fraternités comprennent bien que cette mission est le motif de leur rassemblement.

 

 

1.2 Spiritualité baptismale

Nos Fondateurs ont commencé par prendre leur propre baptême au sérieux (cf. en particulier Adèle de Trenquelléon dans ses lettres).

 

Dans les Congrégations, nous les voyons exhorter les laïcs d’alors à faire revivre en eux la grâce du baptême et de la confirmation; ils y apportent l’accent typique de l’Ecole française qu’est le christocentrisme. Cet accent, nous le retrouvons dans CFL, au chapitre I.

 

Le père Chaminade, en développant la conformité à Jésus Christ, poursuit la même visée. Notre pédagogie et notre discours doivent être clairs sur ce point, comme le rappelle Arricia: Les laïcs marianistes veulent vivre l’Evangile selon la spiritualité enseignée par le père Chaminade. Cette spiritualité s’enracine dans le baptême (Arricia § 8). Et le Chapitre de poursuivre: Elle met l’accent sur l’alliance avec Marie pour se laisser former, sous l’action de l’Esprit Saint, aux vertus de Jésus et participer à la mission de Marie dans l’Eglise (id.).

 

Nous proposons donc une spiritualité chrétienne avant de proposer une spiritualité marianiste. Une spiritualité ecclésiale selon Vatican II (cf. article dans VFM – Vie et fraternité marianiste). Notre charisme veut être au service d’une vie chrétienne authentique, comme Marie est au service de Jésus Christ.

 

 

1.3 Une spiritualité de laïcs

Le père Chaminade a insisté pour que chaque groupe garde son identité, selon la nature propre de son engagement. C’est la condition pour que se réalise ‘l’union sans confusion’ de vocations si complémentaires dans une unique Famille marianiste (Arricia § 7).

Les groupes sont autonomes dans leur existence et leurs structures, sous la direction d’un laïc, étant assurées la fidélité à l’Eglise et une relation d’interdépendance avec la Société de Marie ou les Filles de Marie Immaculée (Arricia § 8,7).

 

Volontairement, je ne dis pas spiritualité du laïcat, ni même mission du laïcat, car il nous faut tenir compte d’un fait: les laïcs vivent dans des états de vie différents (mariés, célibataires, veufs, etc.) qui, de plus, peuvent être vécus dans des ordres différents (ministères ordonnés, par exemple, diaconat…). Nous avons à rester vigilants sur les évolutions du terme de laïcs, sur ses ambiguïtés [cf. article du P. Beyer dans Gregorianum 68, 1-2 (1987) 157-185], sur les missions qui peuvent leur être confiées. Tout n’a pas encore été dit sur la vocation et la place du laïc dans l’Eglise. Il y a des laïcats et donc des spiritualités. Malgré tout, à l’heure qu’il est, nous pouvons retenir quelques éléments communs à une spiritualité des laïcs, découlant de la spiritualité baptismale.

 

— Egalité et coresponsabilité avec tous les autres membres de l’Eglise pour réaliser la mission de l’Eglise (cf. CFL 15).

 

— Le caractère séculier (cf. CFL 15). Ce point mérite toute notre attention et nous devons y réfléchir.

En bref, séculier signifie engagé dans l’histoire, être responsable devant Dieu de l’histoire humaine. Pratiquement, gérer le monde en fidélité au dessein créateur, dans le respect des structures propres des sociétés. Il s’agit, comme le dit CFL, de continuer l’œuvre rédemptrice et donc aussi le renouvellement de l’ordre temporel (L.G. 31 et 34). Tous les membres de l’Eglise participent à cette dimension séculière, puisque c’est le propre de l’Eglise et de tout baptisé de vivre dans le monde et de la consacrer. Mais chacun y participe à sa manière: par exemple, une sécularité consacrée (Instituts séculiers), une sécularité non consacrée (mouvements, fraternité). Le à sa manière n’est pas toujours très clair!

La sécularité est le lieu de l’appel, le milieu et le moyen de la vocation des fidèles laïcs.

 

— Se sanctifier dans le monde (cf. CFL 16).

L’appel à la sainteté, entendu non comme une exhortation morale, mais comme exigence du mystère de l’Eglise. Il s’agit de vivre selon l’Esprit dans les réalités temporelles et dans la participation aux activités terrestres. Cette insertion dans la gérance du monde est le lieu de l’union à Dieu et de l’accomplissement de sa volonté, à savoir servir les hommes pour les conduire à Dieu dans le Christ. La sainteté est intimement liée à la mission:

Elle est la première contribution à l’édification de l’Eglise;

Elle est la base et la condition de l’accomplissement de la mission du salut.

 

 

— En associations, communautés, groupes, mouvements.

Le Chapitre d’Arricia notait: L’accent est mis sur la formation d’un esprit communautaire afin de s’aider les uns les autres à vivre l’Evangile. Chaque groupe se considère en état de mission permanente et s’efforce d’attirer de nouveaux membres et d’essaimer (Arricia § 8,4).

 

Au-delà des différences, la finalité est la même: participer de façon responsable à la mission de l’Eglise (CFL 29). Ces communautés ne peuvent en aucun cas former des églises à côté de l’Eglise: elles sont appelées à travailler en Eglise, c’est-à-dire à collaborer avec toute l’Eglise, rassembler, être ferment d’unité, élément de communion, dans une Eglise-communion (CFL chapitre II).

 

En association: nous retrouvons une intuition fondamentale de nos Fondateurs, qui ne croyaient plus au témoignage purement individuel, mais au témoignage d’un peuple de saints. Jean Paul II le rappelle dans CFL 29: La transformation du milieu et de la société ne peut s’obtenir que par le travail non pas tant d’individus isolés que d’un ‘sujet social’, c’est-à-dire d’un groupe, d’une communauté, d’une association, d’un mouvement.

 

La communion est l’unité des associations et devient un signe de la communion ecclésiale dans le Christ. Quelle richesse dans notre Famille marianiste! Et lorsque le père Chaminade insiste sur la formation de communautés de foi, il précède Jean Paul II qui affirme: L’Eglise se construit et se forme comme communauté de foi; plus précisément, comme communauté d’une foi confessée dans l’adhésion à la Parole de Dieu, célébrée dans les sacrements, vécue dans la charité, qui est comme l’âme de l’existence orale chrétienne (CFL 33).

 

 

1.4 Dans le monde, pour les hommes

Le mot monde est encore une catégorie à clarifier: il est en effet porteur de plusieurs sens, et l’attitude de l’Eglise vis-à-vis du monde n’a pas toujours été exempte d’ambiguïté. Nous nous retrouvons, je pense, dans cette pensée du P. Vsévolod: Le monde n’a pas été fait pour être repoussé, mais pour être transfiguré.

 

Nous avons beaucoup à faire pour promouvoir un regard de foi sur le monde et sur les hommes, c’est-à-dire le voir comme Dieu le voit, dans une perspective d’Economie du Salut. Un outil important: la doctrine sociale de l’Eglise.

 

Si un chrétien, cherchant une voie spirituelle dans nos Fraternités, marche hors du chemin des hommes, il ne sera jamais un spirituel. Pour mener une vie spirituelle de laïc et une vie spirituelle chaminadienne, il faut enfin être…

 

 

1.5 Homme d’oraison, homme de prière

Acquérir un regard de foi, vivre de foi, tendre à la conformité à Jésus Christ, coopérer à l’œuvre de salut, suppose une vie de prière profonde. Dans nos Fraternités, cette double expérience, celle de Dieu et celle du monde, dit être rendue possible.

 

Une telle existence de laïc, nous la voyons menée par la Vierge Marie: elle est modèle et Mère. Nous constatons que le chrétien ne se tourne pas spontanément vers elle, sinon pour implorer un secours (c’est une pierre d’attente). Trop idéalisée, elle ne peut être modèle. Trop éloignée du mystère du Christ, elle ne peut être Mère. Bien située dans sa relation au Christ Fils de Dieu et son Fils, elle redevient une personne avec qui le chrétien peut entrer en relation, en alliance.

 

 

 

  1. Une pédagogie

 

Une école de spiritualité se caractérise, entre autres, par la proposition d’une pédagogie.

 

2.1 Nos Fondateurs en ont établi une dans les Méthodes de Direction. Sans répéter nos devanciers, nous aurions bien tort de ne pas prendre au sérieux tous les Ecrits de Direction légués par nos Fondateurs et notre Tradition: ils collent parfaitement au but proposé: conformité au Christ, envoyé du Père pour annoncer et réaliser le salut. Je suis convaincu que cette pédagogie reste actuelle et qu’elle répond au besoin de formation spirituelle attendue par les chrétiens. Et le Chapitre général d’Arricia affirmait: Chaque groupe suit un plan de formation qui mène progressivement à des engagements toujours plus profonds (Arricia § 8,5). Le chapitre V de CFL pourrait être inspirateur.

 

 

2.11 Baptisés, nous sommes appelés à conformer notre vie au Christ, envoyé du Père pour que le monde ait la vie.

 

La réponse à cette vocation est avant tout la foi: du développement de la foi, de sa structuration dépend tout le reste. J’insisterai sur deux points:

– Foi en l’action de l’Esprit dans la vie du chrétien.

– Foi en la collaboration de Marie, mère des chrétiens, à cette action de l’Esprit, foi en son action maternelle.

 

Pour devenir plus souples entre les mains de l’Esprit et nous laisser former par Lui, il est nécessaire de supprimer les obstacles que nous reconnaissons en nous et de cultiver les vertus qui permettront à Dieu d’agir: Préparation.

Pour que l’image du Christ se reflète davantage en nos vies, il nous faut passer par la purification, mourir avec le Christ: Epuration.

Petit à petit, nous pourrons parvenir à la conformité au Christ, en faisant mourir ce qui appartient au péché, au vieil homme, et en faisant vivre ce qui appartient au nouvel homme, plus spécialement la foi, l’espérance et la charité. Le nouvel homme théologal.

 

Cette progression est à proposer aux laïcs de nos Fraternités.

 

 

2.12 Pour permettre ce cheminement, trois axes sont indispensables:

 

connaissance par l’étude La vie spirituelle des chrétiens est souvent bancale parce qu’il manque un de ces éléments
amour par l’oraison
pratique par l’examen

 

 

Nous le retrouvons dans nos réunions:

— Temps de réflexion, d’approfondissement de la foi… en vue d’en rendre compte.

 

— Temps de prière commune, y compris le silence.

Dans certaines fraternités, nous avons un réel effort à réaliser en ce domaine, afin de passer d’une prière fonctionnelle (commencer ou finir une réunion), d’une prière-formule, à un véritable temps de formation à la prière commune et personnelle.

Ce sera l’occasion de montrer combien la prière liturgique (en suivant la célébration des mystères du Christ dans lesquels Marie a toute sa place) est éducatrice de la prière personnelle et communautaire.

Ce temps de prière sera une façon de vivre ce que nous avons dit plus haut: la vie spirituelle du missionnaire se construit dans la prière. Une manière également de montrer le lien entre vie spirituelle et prière.

 

— Temps d’examen: les pistes de vie revues ensemble, le bilan de fin d’année, etc.

 

 

En vue de la mission et ravivé par la mission

 

Quelle incidence a la mission dans nos réunions? Quelle place faisons-nous à la réflexion sur le monde, puisqu’il est le lieu et le moyen de la sainteté du laïc? Le lieu de son travail quotidien? Quelle place faisons-nous aux documents sociaux de l’Eglise: encycliques, documents de l’épiscopat, travaux des théologiens?

Avons-nous des échanges à partir des expériences d’évangélisation des membres de la Fraternité: réussites, échecs, questions…?

 

 

2.2 Une vertu-clé du pédagogue: la patience

 

Je la vois sous deux aspects:

Proposer cette spiritualité à doses homéopathiques.

2.21 Il nous faut compter avec le temps et donc ne pas vouloir tout dire d’un seul coup. Nous ne faisons pas un cours de vie spirituelle. Nous proposons un chemin, une expérience vivante: il s’agit donc d’aller au rythme de la vie. Par exemple, l’encyclique sur Marie, nous l’avons étudiée sur trois ans… l’étape de préparation, nous l’avons vue sur deux ans…

Nous n’avons pas à répondre à toutes les impatiences des membres: Faites déjà ce petit pas, la suite viendra en son temps!

 

2.22 Prendre le rythme de l’Esprit.

Dans notre monde de l’ordinateur et du robot, de l’efficacité, on pense facilement qu’il suffit de taper Esprit Saint dans un moteur de recherche pour qu’Il arrive et transforme tout! Si notre vie pouvait être justifiée aussi rapidement qu’un programme justifie une page dactylographiée, nous serions très vite des saints! La vie spirituelle demande du souffle, de l’upomenê… La patience d’écouter, de redire les choses plusieurs fois, de revenir sur un sujet sous une autre forme, etc. Une question d’accompagnement personnel.

 

 

 

2.3 Association de laïcs

 

D’abord, avons-nous suffisamment réfléchi au rôle pédagogique de la vie en association, en communauté?

Donner toute leur place aux laïcs veut dire les former et non seulement les aider. Dans cette dynamique de la formation, se souvenir que c’est en forgeant que l’on devient forgeron: il s’agit donc de faire faire et surtout de faire confiance.

Les laïcs eux-mêmes demandent cette formation, car ils savent bien qu’on n’improvise pas et que la grâce d’état ne suffit pas.

Une autre question doit se poser à nous: quelle formation donner pour préparer des laïcs à être assistants spirituels? Question qui se pose en bien d’autres lieux d’Eglise.

 

 

2.4 Quelques autres propositions pratiques

 

2.41 Les fiches (vous en avez quelques-unes à votre disposition). Ce mode de présentation est apprécié parce que les fiches sont succinctes et peuvent servir de pense-bêtes. Elles sont expliquées pendant environ une demi-heure (dose homéopathique).

 

2.42 Susciter l’échange et le dialogue: le mode conférence ne devrait pas se retrouver à chaque réunion.

L’art de faire accoucher les esprits était le fait du grand Socrate, mais aussi de Jésus (cf. ses dialogues avec la Samaritaine, l’aveugle-né, ses paraboles amenant à une réflexion, prise de position). Lorsque des questions sont posées, susciter des réponses chez les autres membres, car nous sommes tous en quête de vérité, en recherche de Dieu; car l’Esprit habite le cœur de chacun. Face aux questions posées, il est tout aussi important d’y répondre que de montrer que nous n’avons pas réponse à tout et sur-le-champ.

 

2.43 Préparer les réunions par un questionnaire de réflexion.

 

2.44 Partager les responsabilités à l’intérieur de la fraternité: le responsable ne fait pas tout.

 

 

 

Conclusion

 

Si tout cela peut faire peur à des chrétiens qui ne se sentent ni meilleurs, ni plus doués que d’autres, sachons leur rappeler que l’Alliance avec Marie nous met sous la mouvance de l’Esprit.

 

Un rêve: que nos Fraternités soient lieu d’accueil pour quiconque voudrait faire un bout de chemin à la rencontre du Christ et découvrir le Dieu d’Amour qui comble nos vies.