Regarder les figures de Marie que les marianistes ont contemplées tout au long des deux cents ans de leur histoire, tel fut le sujet pour les vingt frères d’Autriche et de Suisse réunis à Sion durant leur semaine de prière. Ce fut une manière originale du prédicateur, le père Dave Fleming, supérieur général émérite, de présenter les deux cents ans de l’histoire des religieuses et religieux, jubilé qui a débuté le 15 mai 2016 (jour de la Pentecôte) à Agen et se terminera le 22 janvier 2018 (en la fête du bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade) à Ranchi (Inde).

 

A chaque situation politique correspond une nouvelle façon de regarder Marie. Au début de son action, au retour dans son pays après son exil à Saragosse, le prêtre bordelais propose aux jeunes dans une France déchristianisée Marie comme mère de la jeunesse, la Vierge de la foi, celle qui explique la foi (espérance, charité). Elle est le modèle de la foi. Les «Assemblées de la chapelle de la Madeleine» sont des rencontres dynamiques animées par les jeunes mêmes. Chaminade propose de contempler le Christ et ses mystères avec Marie. La Vierge est aussi la mère spirituelle des chrétiens. Elle nous forme (éduque); nous sommes comme de petites semences avec Jésus dans le sein de Marie. Voilà quelques-unes des figures de Marie qui ont été proposées à notre méditation.

 

Parmi toutes les multiples figures qui ont été présentées durant cette semaine de prière, le prédicateur a insisté sur le fait que les marianistes sont les missionnaires de Marie. Nous agissons au nom de Marie. Ce n’est pas une spiritualité qui enferme le fidèle sur lui-même, mais qui le pousse à agir dans le monde au nom de Marie, des hommes et des femmes bien ancrés dans le monde dans lequel ils vivent.

 

La dernière journée de la retraite annuelle est consacrée à l’oraison, la prière selon le bienheureux Guillaume-Joseph. C’est une prière du cœur: une vie vécue constamment en présence de Dieu, une compréhension de la vie avec le Créateur (la foi du cœur); c’est l’âme de la religion chrétienne. Pour Chaminade, c’est une foi et une présence de Dieu.