Heureux! N’est-ce pas un défi à relever pour sensibiliser ses auditeurs à une entrée en Carême? Le Père Hugo Schwager l’a relevé dimanche 22 février à la rencontre de début de Carême en communauté marianiste de Sion. Une bonne dizaine de personnes, malgré la grippe, a répondu à l’appel.

 

Heureux! La Bonne Nouvelle (Evangile) des béatitudes ouvre à la Parole de Dieu dans le sermon sur la montagne chez saint Matthieu. L’encyclique “La joie de l’Evangile“ fait de même pour le pontificat du Pape François. Le conférencier invite ses auditeurs à lire la Parole de Dieu en trois temps: lire le passage biblique avec attention, regarder le contexte, se rappeler d’autres textes.

 

Pour illustrer cette approche, le prêtre marianiste s’est servi des béatitudes. En premier, il faut voir la construction du texte: Matthieu énumère huit béatitudes plus une. Le Père Hugo invite son auditoire à garder dans son le cœur des expressions comme Royaume des Cieux, justice, pauvres de cœur. En deuxième lieu, il invite à regarder le contexte dans lequel se trouve ce passage biblique. Pour les béatitudes, ce texte est une porte d’entrée au sermon sur la montagne. Au milieu est présenté le Notre Père. A la fin, Jésus donne la parabole de celui qui construit sur le roc ou le sable. Le conférencier conclut: les béatitudes doivent construire notre vie, elles doivent être une porte d’entrée pour notre vie spirituelle. En dernier lieu, les membres de l’assemblée reçoivent deux feuilles sur lesquelles se trouvent d’autres textes en lien avec les béatitudes: le Psaume 1, les béatitudes selon saint Luc (6,12-27), et quatre autres passages évangéliques (Mattieu 16,13-19, Jean 13,12-16; 20,24-30 et Luc 1,40-45).

 

En début d’après-midi, le conférencier invite son auditoire à poser un regard positif sur autrui, surtout les jeunes: féliciter pour le chemin accompli et non dire tu dois faire ceci, cela. Etre heureux des bonnes choses que font les personnes, même si elles ne vont pas à l’église.

Accompagne, Seigneur,notre chemin de Carême pour que l’observation extérieure corresponde à un profond renouvellement de l’Esprit (Pape François, homélie du 20.02.2015).