Dans notre prière, nous nous souvenons de M. Pierre Cattin, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 26 mai 2004 à Sion, Suisse, dans la 72e année de son âge et 1a 55e de sa profession religieuse.

 

Pierre Cattin est né au Canon, Jura suisse, le 11 août 1932. Il est le septième d’une famille de dix enfants. A l’âge de 13 ans, il entre au postulat de Martigny. A 16 ans, Pierre commence son noviciat au château de Middes (canton de Fribourg). Un an plus tard, le 15 août 1949, il se consacre à Dieu dans la Société de Marie. Le 15 août 1954, le jeune frère se donne pour toujours à Dieu et fait alliance avec Marie. En 1952, à la fin de sa formation professionnelle à l’École normale de Sion (brevet d’enseignement primaire), ses supérieurs l’envoient de 1952 à 1958 à Monthey pour enseigner à l’école primaire. A la suite de la publication de l’encyclique Fidei Donum par le pape Pie XII, en automne 1958, avec Monsieur Auguste Augustin et le père Stefan Höin, Pierre Cattin est envoyé dans la nouvelle mission fondée par les religieux marianistes de Suisse au Togo, à Lama Kara, comme on l’appelait à l’époque. 33 ans durant, il se dévoue dans l’enseignement et participe activement au développement de l’école fondée deux ans auparavant. Le collège Chaminade grandit jusqu’à atteindre le cycle complet des études secondaires. Frère Cattin y a aussi assumé la responsabilité de la communauté et de l’école. Le gouvernement togolais reconnaît les mérites du Frère Pierre en le nommant Officier de l’Ordre du Mono (13 janvier 1980). Le gouvernement français lui donne la distinction de Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques (28 janvier 1981) et Officier dans l’Ordre des Palmes académiques (28 juillet 1989).

 

En 1991, une santé défaillante ne permet plus à Pierre de retourner dans son cher Togo. Il doit rester en Suisse, se soigne à Sion, puis est appelé à Fribourg. Il est chargé de l’économat de la communauté St Raphaël. En 1996, le supérieur général le nomme vice-provincial, charge qu’il occupera jusqu’en 2000. Finalement, il accepte la responsabilité de la communauté de Sion, tout en gardant la comptabilité de notre communauté de Fribourg. Tout au long de ses activités en Suisse, Monsieur Cattin s’intéresse à ce qui se passe en terre africaine: il participe activement au GRIM (Groupe romand des Instituts missionnaires), aime à parler de son activité missionnaire, prend régulièrement des nouvelles du collège Chaminade et se préoccupe des événements togolais.

 

C’est en étant attentif à l’agir de notre confrère que l’on découvre petit à petit son amour pour la Société de Marie et nos fondateurs. Son dévouement ne connaît pas de limites. Constamment, il cherche à mettre en valeur le patrimoine des marianistes en Suisse et dans le monde entier. Il encourage le développement des fraternités, aime à rencontrer les laïcs et fêter avec eux, participe assidûment aux pèlerinages de la Journée mondiale de prière marianiste. Il s’intéresse aussi à l’histoire de la Société de Marie en terre d’Helvétie et se préoccupe des archives des marianistes de la Région de Suisse.

 

Usé par la vie, Frère Pierre sent ses forces diminuer. Il se plaint de maux en se frottant le ventre et parfois lance discrètement: bientôt fichu! Vendredi 12 mars 2004, il est hospitalisé pour des analyses. Lundi saint le verdict est impitoyable: Cancer du foie, seul un miracle peut me guérir, annonce-t-il à ses frères en visite à l’hôpital. A chaque visite, le malade prend des nouvelles de ses frères. Les dernières semaines de sa vie, il les passe entre l’hôpital et la communauté, se préparant dans la foi au dramatique lâcher prise.

Pierre Cattin